L’Alpha, maîtresse dominatrice – Paraphilie/MAITRESSE ALPHA
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22 février 2020

L’Alpha, maîtresse dominatrice

Langage de nos corps
Je vous ai cherchée. C’était déjà croire en vous. Et ma quête était le style de mon attente.
Et mon attente le mode de mon interprétation des signes qui émanaient de vous. Et cette attente a forgé une image de vous. Elle est devenue votre antichambre, ma préparation. Elle était à elle-même sa propre mesure, et je ne pouvais vous connaître, faute de vous chercher sans vous attendre. Mais peut-on chercher sans attendre ?
Ma quête était bornée par l’attente qu’elle engendrait. Maintenant que je vous ai trouvée, je peux enfin vous découvrir telle qu’en vous-même, et cette découverte est la substitution de mon attente par votre personne. Car c’est en vous trouvant que j’ai su réellement ce que je cherchais, et celle que j’ai trouvée prime sur toute quête et sur toute attente.
Vous occupez désormais votre place. Ma quête est accomplie lorsque, loin de vous mesurer à l’aune du modèle engendré par l’attente, je me laisse combler par toute la mesure de votre présence, vous laissant du même coup fixer la mesure de notre satisfaction mutuelle. Cette mesure est réceptacle et contenu de notre application. Elle est posée et atteinte par le sérieux du jeu qui fait de nos gestes et de nos attitudes un langage en dialogue.
Alors l’attente, qui n’existe que par l’espace qui relie et les localités qui séparent, devient accueil dans l’avènement du moment présent. Les mots, qui naissent du lien et jettent un pont par-dessus l’abîme, s’écrivent désormais à l’encre de la présence. Il n’y a plus d’écart à combler.
Laissant mon propre style au vestiaire pour me laisser investir et revêtir du vôtre, je pénètre enfin de plain-pied dans l’inconnu de votre domaine, où la réalité naquit du rêve, l’application de l’interprétation, le silence des mots, l’éternité sans lieu de l’espace et le temps.